Commencent !

Commencent !
Lilou ~

Voici un skyblog regroupant mes fics, OS et autres sur Dir en grey essentiellement ~

So ~

Enjoy !
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# Online seit Mittwoch, 26. August, 2009 um 16:02

Je ne vois personne autour de moi, je ne réalise même plus le sens de mes larmes

Je ne vois personne autour de moi, je ne réalise même plus le sens de mes larmes
Je ne vois personne autour de moi, je ne réalise même plus le sens de mes larmes..




Auteur : Shiaru

Genre : Angst sûrement

Pairing : Qui sait ?

Note de l'auteur : Un besoin d'écrire.. Vital ou non, voilà ce que ça donne, à vous de juger.

Je tiens à préciser pour les personnes qui n'avaient pas aimé mes précédents OS que ce texte est du même style que Profond, donc si vous êtes dans ce cas, n'espérez pas aimer cet OS-ci. Désolé.

Autrement pour les autres, j'espère que ce texte ne vous lassera et ne vous décevra pas.

Bonne lecture !

Chapitre unique :

Doucement, presque craintivement ses ongles se posent sur le mur contre lequel il se tient.

Un vague sourire orne ses lèvres pleines mais sèches de n'avoir bu depuis longtemps.

Sa gorge ressent elle aussi cette sècheresse.

Pourtant il ne se lèvera pas.

Il reste tranquillement au sol, assis contre le mur.

Ses cheveux en bataille balaient sa nuque.

Il ferme les yeux.

Il entame une chanson.

La murmurant tendrement, presque amoureusement.

A qui s'adresse-t-il ?

Le sait-il seulement lui-même ?

Il sourit à nouveau, le vide l'entourant à nouveau.

Et il recommence.

Toujours ce même manège.

Sa voix s'élève dans la pièce sombre, dénuée de toute lumière extérieure et intérieure.

Elle est belle, joyeuse, elle fait penser à un paysage où baigne le bonheur.

Et il s'imagine y être.

Ses paupières se ferment, leur lourdeur le fatiguant.

Et pourtant il n'est pas vraiment fatigué.

Son corps se balance doucement, au gré des notes qui s'enchaînent petit à petit.

A travers sa voix.

Ses bras entourent à présent son corps.

Il touchent avec appréhension sa peau.

Et une vague de bonheur l'envahit au fur et à mesure qu'il s'amuse à la toucher.

La sensation des os se baladant sous ses phalanges est exquise.

Peut-être l'est-elle trop ?

Sa voix monte d'un cran.

Il communique sa joie.

A travers sa voix.

Et son corps brisé.

Mais il n'en a aucunement conscience.

Il rouvre les yeux brutalement, sa voix cesse.

Le reflet du miroir le nargue.

Il s'observe en silence.

La joie a disparu.

Une grimace enlaidit son visage pourtant angélique.

Il détourne le regard, ne supportant plus la vue de son corps malgré la maigre couche de vêtements.

Il tremble sans pouvoir s'arrêter.

L'envie de vomir l'envahit et c'est le pas léger qu'il se dirige vers la salle de bain.

La lumière dévoile entièrement son corps alors qu'il pénètre dans la pièce sur la pointe des pieds.

Il ne peut s'empêcher de jeter un coup d'½il au miroir qui lui fait face.

Il se stoppe.

Et baisse les yeux.

Honteux ? Blessé ?

Par son propre reflet ?

Ses jambes lâchent d'un seul coup et il se retrouve à terre.

Dans cette pièce trop blanche pour un être comme lui.

Faible. Misérable.

Il se hait. Ses tremblements le prennent à nouveau et il halète.

Le froid engourdit son corps.

Le froid ? Ou le mal-être ?

Il se prend la tête entre les mains, cherche sa respiration et agrippe sans cesse ses cheveux.

Il ferme les yeux à s'en faire mal mais c'est trop tard.

Les larmes coulent d'elles-mêmes.

Lâchement.

Dans cette pièce froide et impersonnelle.

Où personne ne peut contempler sa déchéance.

Et sa faiblesse.

Il rampe à quatre pattes sur le sol glacial et se glisse vers la cuvette des toilettes.

Sa vue le fait sourire une énième fois.

Alors que les larmes continuent de couler.

Mais elles lui sont étrangères.

Il les hait.

De montrer ses faiblesses, de le montrer aussi pitoyable. De le donner en spectacle.

Et il se hait d'avantage en pensant qu'elles font parties de lui.

Il s'agrippe au mobilier blanc et froid et observe ce qui l'entoure.

Comme à chaque fois.

Il se répugne.

Et son état actuel ne fait qu'empirer les choses.

Alors pourquoi ?

Parce qu'il est faible.

Et qu'il ne sait plus s'exprimer par les mots.

Mais l'a-t-il seulement su un jour ?

Il ne sait pas, ne sait plus.

Cela a-t-il seulement une importance ?

Sa respiration s'est calmée.

Son corps aussi mais son c½ur continue de battre furieusement.

Veut-il montrer qu'il bat toujours ?

Est-ce la raison pour laquelle il a si mal ?

Il baisse la tête.

A quoi bon avoir un c½ur ?

A quoi bon se poser des questions ?

Il étouffe un rire faux.

Il s'appuie sur la cuvette, son corps faible se reposant.

Et sa voix s'élève à nouveau.

Plus douce que jamais.

Mais triste. Mélancolique.

Elle exprime ce qu'il ne peut dire.

Ne peut plus dire.

Les larmes coulent à nouveau.

Il n'a plus la force de les sécher.

En a-t-il seulement encore pour quelque chose ?

Il ne sait. Et ne cherchera pas à savoir.

Il n'en a plus le courage.

Sa voix résonne doucement dans cette petite pièce et elle finit par mourir.

Mourir sous les pleurs de cette homme qui n'en peut plus.

Pleurer lui est insupportable.

Et pourtant, il ne peut retenir de lourds sanglots d'homme qui secouent délicatement ses épaules.

Sa haine envers lui-même le bouffe, ainsi que son mal-être.

Il se venge de ses sentiments qu'il ne peut plus contenir.

Il se laisse mourir de faim. Son corps trop gros à ses yeux le dégoûte.

De même que son esprit.

Il n'a de cesse de penser qu'il n'a que ce qu'il mérite.

Depuis quand est-il aussi défaitiste ?

Il ne sait pas, ne sait plus.

Mais c'est une réalité. Et il ne peut que l'affronter.

Avec lâcheté ? Peut-être.

Ses jambes tremblantes se relèvent cependant et il ne peut à nouveau pas s'empêcher de se contempler à nouveau dans la glace. Les larmes affluent sans cesse sur ses joues pâles.

L'idée de les essuyer ne vient même plus à son esprit.

Il est obnubilé par son torse griffé.

L'envie de le griffer un peu plus le tente de plus en plus.

Pourtant il n'agira pas.

Un sourire fleurit à nouveau sur ses lèvres.

Ses yeux remontent vers son visage et il disparaît bien vite.

Il voudrait détourner les yeux.

Ne plus voir ce visage détruit, rongé par les larmes et le mal-être.

Et ses yeux vides et pourtant si dérangeants.

Il étouffe un gémissement de bête blessée.

Son poing rencontre en même temps la glace.

Il observe le reflet de son visage se fragiliser en plusieurs parties.

Du soulagement s'empare de son être. Puis de la ranc½ur.

Encore, toujours, envers lui-même.

Il n'est même pas capable de regarder ce qu'il est devenu.

Un être qui ne vit plus.

Qui survit tout au plus.

Un haut-le-c½ur le prend alors qu'il fait cette constatation .

Et il se dépêche de se pencher au dessus de la toilette.

Comme chaque soir.

A mesure qu'il vomit son mal-être par des choses matérielles, ses yeux le piquent furieusement et il les ferme à nouveau.

Il s'assoit à nouveau sur le sol une fois son mal passé.

Le bruit de la chasse ne le perturbe même pas.

Son esprit est calme.

Comme à chaque fois qu'il recrache sa nourriture.

Il se sent apaisé d'un poids.

Il a mal, affreusement mal et pourtant il aime cette sensation.

Il tente d'élever la voix, murmurant quelques mots.

Mais il s'arrête. Sa gorge lui fait mal.

Et à cette constatation, un sourire lui barre à nouveau le visage.

Ses larmes se sont taries.

Il n'a plus de raisons de pleurer, plus pour le moment.

Mais en avait-il seulement avant ?

Il secoue la tête, se relève lentement, n'accordant guère attention à sa vue qui se brouille.

Un sentiment de béatitude total l'envahi.

Il éteint alors la lumière de la salle de bain et pénètre à nouveau dans sa chambre.

Il se sent plus léger.

Sa conscience est soulagée.

Pour un court instant seulement.

Il part se réfugier dans son lit.

Et remarque alors qu'une douleur vrille ses tympans déjà forts abîmés.

Son poing est en sang.

Mais il ne fait rien pour calmer la douleur.

Il serre la plaie contre son c½ur et l'écoute battre encore.

Il se sent vivre.

Et c'est tout ce qui compte.

Non ?



Fin.



Voilà.

Je ne sais pas du tout ce que vaut ce texte, je le trouve en dessous de mes précédents one-shot mais je ne le trouve pas non plus extrêmement mauvais, je n'ai pas passé un peu plus d'une heure et demie dessus donc excusez moi si on peut trouver ça bâclé, ce n'est que quelques phrases balancées au hasard que je pensais au fond de moi et que j'ai exprimées.

Autrement, toutes critiques est bien entendu acceptées.

Portez vous bien !

Shiaru.


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# Online seit Mittwoch, 26. August, 2009 um 16:09

J'ai compté mes soupirs jusqu'au dernier de mes soupirs

J'ai compté mes soupirs jusqu'au dernier de mes souvenirs.







Auteur : Shiaru

Pairing : Aucun

Genre : angst je crois

Spoiler : c'est un OS donc pas besoin v_v

Note de l'auteur : Nan un OS n'était pas prévu ~ Mais il marque deux choses :

D'abord c'est une sorte de remerciement.

Et puis , c'était aussi pour dire que je me cassais loin d'ici pendant un mois ~ quelle chance v_v




Voilà , remerciement pour qui ? Vous verrez bien.

Bonne lecture.




Chapitre unique.




D'un pas lourd , hésitant , peut-être même un peu perdu , entra un homme dont l'âge semblait indéterminé à la vue de ses cheveux blonds cachant une partie de son visage. La jeune secrétaire lui jeta un regard sceptique , fronçant les sourcils , essayant de se souvenir d'où elle pouvait l'avoir vu ou connu. Un homme aussi classe avec un simple jean un peu large , un simple t-shirt agrémenté de quelques arabesques de la même couleur de la veste de costume noire posée par dessus , ce n'était guère courant. De plus ses traits durs et carrés lui rappelaient quelque chose mais quoi ? Elle s'énerva mentalement , sa mémoire était décidemment bien mauvaise malgré son jeune âge.




Bonjour monsieur.

Bonjour. J'ai rendez vous à quinze heure.




Elle fit tourner sa chaise , c'est connu les secrétaires rechignent à se lever de leur siège , et regarda l'horloge d'un air embêté. Quinze heure pile. Elle n'allait pas pouvoir continuer à profiter de la vue. Elle soupira , lui montrant d'un geste de la main la porte de son employeur. Il ne daigna même pas la remercier et alors qu'il toquait et entrait dans la pièce , elle fit un bond de sa chaise , se souvenant enfin de son identité. Mais que faisait-il ici ? Elle essuya quelques gouttes de sueur , essayant en vain de calmer les battements de son coeur pareils à ceux de papillons dans son ventre.* Kaoru Niikura.




L'homme – Kaoru donc – n'avait pas attendu de réponse et derechef , avait pénétré dans la vaste pièce. Il n'écarquilla même pas les yeux en voyant l'immense pièce dans laquelle il était arrivé , n'étant plus habitué à montrer ses sentiments , tout juste bon à intensifier ses yeux. Il soupira , détournant son attention vers les deux seuls meubles présents sans compter le bureau. Ils semblaient excessivement grands et il se demanda ce qu'ils pouvaient bien contenir , les objets posés dessus étant déjà étranges. Il s'en approcha , tendant la main avant de la rabattre , sachant qu'on lui avait toujours interdit de toucher ce qui ne lui appartenait pas. Ces objets , composés de masques , bijoux , parfums , herbes , couteaux en tout genre et de figurines , étaient apparement originaires des quatres coins du monde. Il se permit d'afficher alors un air étonné avant de secouer la tête , las. Il pensait être tombé chez un type quelconque mais vu son bureau , il en doutait à présent.




Il s'avança vers le centre de la pièce , cherchant du regard cet homme justement. Il ne semblait être nulle part. Ca commence bien , pensa-t-il. Kaoru passa une main tatouée en partie et ornée de quelques bagues dans ses cheveux et fit quelques pas , admirant la vue sur le centre de la ville à travers la grande baie vitrée. Il balaya du regard les immeubles parés de quelques panneaux publicitaires et eut un sourire en voyant sa tête sur l'un d'eux. Il leva malgré tout les yeux au ciel , sa notoriété commençait à le pomper plus que raison. Il soupira à nouveau , tournant maintenant le dos à la ville et jeta un coup d'oeil à l'imposant bureau placé au milieu de la pièce. Des papiers gisaient un peu partout et une photo était posée sur le bord. Il voulut se pencher ,essayant de distinguer clairement les deux silhouettes enlacées lorsque la porte par laquelle il était entré s'ouvrit brusquement , le faisant sursauter.




Les deux hommes se jaugèrent du regard , Kaoru fermant complètement son visage et l'homme lui faisant face lui adressa un petit sourire avant de s'approcher de lui en lui tendant la main. Il haussa un sourcil , son attitude lui intimant étrangement de se méfier de ce blond. Il saisit la main douce et frêle et plongea ses yeux marrons dans ceux d'un bleu d'azur de l'homme.




Vous êtes Niikura Kaoru je présume. Tooru Niimura. Asseyez vous , fit-il en désignant le siège à moins de deux mètres.




Il hocha la tête et s'y assit , presque à contre-coeur. Il n'aimait franchement pas la décision de son manager qui l'avait presque trainé de force pour venir ici. Il croisa les jambes , par simple automatisme et posa un regard ennuyé sur ce cher Tooru , occupé à s'asseoir dans son propre fauteuil , derrière le bureau. Celui-ci une fois installé posa ses mains à plat sur son plan de travail et Kaoru remarqua avec étonnement qu'il avait des tatouages également sur les mains. Bizarre dans sa profession.




- Hum.. C'est votre manager , un certain Daisuke qui m'a contacté , apparement vous n'étiez pas vraiment pour ce rendez-vous ? demanda-t-il , le sourire toujours aux lèvres.




Tout ça le saoulait déjà horriblement , dire que la séance n'avait pas encore commencé.. Il tapota légèrement du pied avant de répondre sèchement , cet homme lui donnait l'impression désagréable d'être journaliste.




En effet , je doute que vous puissiez m'aider. Si j'ai besoin d'être aidé évidemment.




Tooru ouvrit machinalement un dossier portant son nom et une fois celui-ci parcourut , il le referma et s'assit plus confortablement dans son fauteuil.




Monsieur Niikura , que faites-vous dans la vie ?

C'est sensé se trouver dans mon dossier. Je suis mannequin depuis l'âge de 19 ans.




Tooru Niimura hocha la tête pensivement , observant du coin de l'oeil son patient. Il semblait se poser quelques questions et Kaoru s'impatientait.




Est-ce qu'on pourrait commencer s'il vous plait ?

Mais c'est déjà fait , dit-il , souriant à nouveau. Quels sont vos buts en venant ici ?




Il haussa les épaules pour la troisième fois. Il devait avoir des buts en venant ici ? On ne lui avait pas préciser ce détail. Remarquez , il n'avait pas vraiment posé de question , n'étant pas franchement content d'être obligé de voir un psy.




Je n'étais pas au courant qu'il fallait en avoir , désolé.




Le blond eut un rictus méprisant avant de détacher sa cravate et de la poser sur son bureau , s'étirant une fois ceci de fait. Kaoru lui jeta un regard interloqué. Cet homme était-il vraiment qualifié ? Il commençait à en douter.




Beaucoup de gens viennent ici avec un but précis : se confier , trouver des solutions à des problèmes , une simple envie de parler , se soigner.. Cela diffère d'une personne à une autre. Et puis il y a les gens comme vous , persuadé d'être très bien et donc , n'ayant aucunement besoin d'un psy. Vous suivez ?




Kaoru hocha la tête , légèrement irrité. Ce petit blond décoloré parlait avec un ton joyeux , presque euphorique à chaque fin de phrases , y avait-il seulement quelque chose de joyeux dans ses propos ?




Bien. Alors , à vous de parler. Je vous écoute.




Les traits surpris du mannequin ne le restèrent guère longtemps car il se mit à rire devant Tooru Niimura qui haussa à son tour un sourcil. Qu'-y avait-il se si risible ?




J'adore , il faut carrément payer un gars pour qu'on écoute les gens , même ceux qui veulent pas parler. C'est fort , ajouta-t-il plus sérieusement. Et je donnais ma séance à quelqu'un qui en aurait plus besoin de que moi ?

Pas la peine , fit-il en secouant la tête , faisant voltiger quelques mèches. La porte est fermée à clée , tant que vous n'aurez pas parlé vous resterez ici.




Kaoru ouvrit la bouche et la referma sans réussir à pousser un son ou un cri , peu importe. Il était coincé ici ? Il allait tuer Daisuke en rentrant. Il se prit la tête entre les mains , résistant à l'envie d'étrangler l'homme qui lui faisait face. Bien qu'étrangler un homme aussi beau serait un vrai crime. Il s'égarait un peu.




Vous n'avez jamais pensé à entrer dans le mannequinat ?

Si c'est une façon de détourner le sujet c'est raté monsieur Niikura. Mais pour vous répondre , je suis bien trop petit et occupé pour ça.




Il soupira. D'habitude ce genre de diversion marchait , tant pis. Il se leva , ne se dirigeant même pas vers la porte , à quoi bon ? Il choisit plutôt d'aller vers l'un des meubles , celui dont les masques Africains l'intriguait assez fortement. Il se baissa , les observant sous toutes les coutures avant de se retourner vers Tooru qui souriait toujours. Il fit un rapide geste de la main dans son dos.




C'est vous qui avez acheté tous ces objets ?




Le psy pencha la tête sur le côté , un sourire plus tendre , normalement adressé aux enfants, collé sur les lèvres.




Si vous voulez une réponse acceptez ma proposition.




Le grand blond faillit s'étouffer et lui lança un regard mi-interloqué , mi-choqué. Kyô rit doucement avant d'agiter une de ses mains.




Non non , pas ce genre de proposition.




Il reprit son sérieux avant de continuer.




A chaque chose que vous me confierez , je ferai de même avec vous. Alors ?




Il hésita quelques instants. Cela ne lui disait rien qui vaille mais avait-il seulement le choix.. Il soupira avant de revenir vers le bureau à pas lent.




Vous commencez.

Je n'en attendais pas moins de vous. Tous ces objets m'ont été offert.

Par qui ?




Il secoua la tête , prenant une moue boudeuse avant de recroiser les bras , regardant Kaoru s'asseoir calmement en face de lui.




Rah , grogna-t-il. Je.. suis enfant unique et j'ai toujours eu horreur de ça.

Ce sont des cadeaux des gens que j'ai rencontrés durant mon voyage autour du monde.

J'ai honte des prénoms de mes parents. A quel âge avez-vous fait ce voyage ?

Dès mes 21 ans. Comment vous qualiferiez vous adolescent ?

Stupide. Vous en avez combien maintenant ?




Le sourire de Tooru s'agrandit. Il ouvrit l'un de ses tiroirs , sortit son paquet de cigarettes avant d'en proposer une à son patient qui refusa poliment. Il en alluma une et prit une longue bouffée , lui donnant l'impression d'avoir une minusculte mouche dégageant ses voies nasales.




J'ai vingt six ans. Êtes-vous suicidaire ?




L'air choqué et colérique du blond ne le fit pas sourciller et il reposa calmement sa question , appuyant son coude sur le bureau.




Non. Qui vous a dit ça ?

Votre poignet quand vous m'avez serré la main. Alors qu'est-ce ?




Kaoru pesta intérieurement. Ce gars commençait à le foutre mal à l'aise et ça le dérangeait de plus en plus. Il tapa du pied à terre , dégageant d'un mouvement brusque les mèches de cheveux entravant sa vue.




Une blessure , murmura-t-il presque malgré lui. Qui sont les personnes sur la photo ?

Une amie et moi , fit-il , hésitant. Comment vous êtes vous blessé ?

Dans un accident de voiture , répondit-il faiblement tout en détournant les yeux. Une amie ? C'est-à-dire ?

Joker ! dit Tooru en tirant la langue , révélant son piercing à la langue.




Il fronça les sourcils , croisant les bras à son tour. Au moins il avait droit à un joker au cas ou lui aussi.. Tooru déposa doucement la cendre qui menaçait de tomber de sa cigarette dans son cendrier.




Pourquoi faites-vous ce boulot alors ?

Parce que je veux aider les gens , lacha-t-il sans sourire. Un accident ? Votre blessure est la seule conséquence ?

Non. Pourquoi vouloir les aider ?




Il tira nerveusement sur sa cigarette avant de lever des yeux troublés vers son patient.




Parce que je n'ai pas supporté de perdre une amie. Quelles sont les autres conséquences ?

J'ai perdu mon ami. Comment est-elle morte ?

Suicide , dit-il en baissant les yeux. Ami seulement ?

Petit-ami , rectifia-t-il en levant les yeux vers son psy attitré.




Son visage mélancolique lui donnait mal au coeur. Avait-il la même expression lorsqu'il parlait de Toshiya ? Il leva la main , la posant sur le bureau.




Je crois qu'il vaut mieux arrêter. On ne se connait pas.

Continuons ! A moins que vous ayez décidé de me dire ce que vous cachez et qui vous ronge. J'ai de la patience à revendre ne vous inquiétez pas pour moi.

Vous souffrez d'en parler et vous voulez que je continue ?




Tooru sourit doucement et releva les yeux , donnant à son patient l'impression qu'il n'était qu'un enfant qui ne connaissait pas encore les difficultés de la vie et qui aimerait refaire le monde.




Pourquoi continuez vous à sourire ?

Pourquoi pleurer alors qu'on peut sourire ?

Vous êtes étrange.

Merci. Toujours pas décidé à parler ?




Kaoru se redressa , laissant son regard vague se poser sur la baie vitrée. Il se leva brusquement , faisant sursauter Tooru et se dirigea à nouveau vers celle-ci. Il hésita à poser sa main dessus , ne voulant pas la salir. Le jeune blond vint le rejoindre , les bras toujours croisés et observa le remue-ménage se déroulant à leurs pieds.




J'ai horreur de tous ces gens.

Pourquoi ?

Je ne supporte pas c'est tout.Cette conversation ne nous mène à rien.

Si.




Il observa Tooru jeter un regard lourd vers la vitre sans le regarder et il se permit de le détailler. Il n'était franchement pas habillé pour travailler en tant que psy. Mais son attitude l'était encore moins. Il soupira pour la énième fois.




Vous avez mal. Mais vous n'en parlez pas , pour quelle raison ?

Je n'ai pas confiance. Ëtre mal est une faiblesse , dans mon métier les faibles ne réussissent pas.




Tooru se tourna vers lui , ses yeux sombres mais pourtant si bleus le sondant et lui offrant de longs frissons dans le dos. Il s'approcha presque à tâtons , son expression ne changeant pas et il se colla à Kaoru , amenant sa bouche près de son oreille , cachant par la même occasion son visage dans ses cheveux d'un blond pur et réconfortant.




Je connais votre secret. Vous crevez de mal et vous vous brisez de l'intérieur. Quand finirez vous par mourir ?




Il ne répondit pas , y avait-il vraiment quelque chose à répondre ? Son ton était terriblement sexy , murmurant les mots lentement pourtant la tristesse était terriblement palpable. A un tel point qu'il en aurait pleuré.




Vous ne répondez pas ? Moi je sais , ajouta-t-il en se reculant , amenant son visage près du sien.




Kaoru lui lança un regard d'incompréhention. Il était perdu , Tooru ne lui plaisait pas spécialement mais il avait réveillé quelque chose en lui. De fort et intense. Quelque chose qu'il avait perdu avec Toshiya.. Mais quoi ?




Vous êtes déjà mort. Et moi aussi.




Son visage s'approcha de son vis-à-vis et son souffle chaud taquina les lèvres de son patient. Mais Kaoru s'en fichait , il était complètement absorbé par les deux orbes bleus qui le fixaient et renvoyaient son image. L'image d'un mort ?




En vérité nous sommes tous les deux morts. En même temps qu'eux. Mais nous sommes ici.

Pourquoi nous ?, réussit-il à prononcer.

Parce que l'on devait se rencontrer.




Et leurs lèvres encore éloignées de quelques centimètres furent soudées par Kaoru. Perte de contrôle , perte de soi-même et de ses pensées , perte de sa vie et de ses croyances , peur. Il ne veut penser qu'au baiser et s'y perdre. Il saisit possesivement la taille et la nuque de Tooru alors qu'ils rompent le baiser. Il veut se raccrocher à quelque chose , il est perdu.




Je..

Chut , répondit Tooru en posant son index sur ses lèvres rouges et entrouvertes. Vous voulez connaître mon secret ?




Kaoru hocha la tête , surpris. Ce rendez-vous chez le psy prenait une drôle de tournure pourtant cela lui paraissait normal , pourquoi ?




Alors venez..




Il lui saisit la main , le tirant sans effort vers la porte et alors qu'il allait l'ouvrir , il se ravisa et le poussa contre le mur , ne rencontrant toujours aucune résistance.




Tu me fais tellement confiance ?




Kaoru ne répondit pas , les mots lui semblaient devenus inutiles. Il n'avait de cesse de vouloir se noyer dans ses yeux. Il hocha simplement la tête.

Et Tooru sourit alors tendrement , de ce sourire qui fait charirer les coeurs et les âmes.

Le petit blond se détourna alors de la porte et l'amena à nouveau vers la fenêtre, entremêlant leurs doigts.




Regarde moi bien.. Kaoru. Je ne suis pas Tooru Niimura. Je suis juste Kyô. Je ne suis pas psy.




L'expression du mannequin ne changea pas. Il ne s'y attendait pas , il s'en fichait. Qu'est-ce que cela pourrait changer ?




Et alors ?




Son sourire s'agrandit et il posa sa main sur sa joue avant de se rapprocher toujours un peu plus.




Nous sommes morts. Veux-tu renaître ?




Pour l'une des premières fois , un sourire naquit sur les lèvres du grand blond. Son coeur lui semblait apaisé , Toshiya était-il heureux pour lui ?




Je veux renaître avec toi , Kyô.




Aucun autre mot ne fut prononcé , ce n'était nécessaire pour aucun des deux. Kyô l'embrassa alors , mêlant leurs sourires tendres et heureux en un profond baiser qui ne fut jamais brisé.

Kyô poussa en effet Kaoru contre la vitre , qu'ils brisèrent.

Tous deux tombèrent presque sans un bruit.

Un seul vint troubler le silence qui s'était créé.

Le bruit d'une larme qui tombait.




The end v_v/




Ouais bon j'ai fait mieux je sais mais je voulais quand même publier ce petit OS avant de partir.. J'espère que ce n'est pas trop catastrophique >.< Et puis peut-être que quelques trucs ne sont pas logiques mais j'ai laissé les mots venir désolé..

Donc j'ai dit que c'était une sorte de remerciement , je m'explique. Par le côté « psy « je voulais montrer les grandes qualités de ces personnes qui sont toujours à mon écoute même quand je veux pas hein Ryû-sama XD




Donc ben voilà.. j'aimerais vous rendre la pareille Ryû , Ena et San ( ainsi que d'autres évidemment c.c ) mais j'suis pas douée malheureusement pour ça.. c_c

Alors voilà un petit OS qui j'espère vous plaira un tant soit peu..

Sur ce bisous , j'vais être triste sans fics , écrivez toutes bien ^^




Shiaru.

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# Online seit Mittwoch, 26. August, 2009 um 16:12